Lorsque l’on devient familier avec Linux , mais aussi avec le démarrage à distance de programmes avec X (ce qui peut aussi se faire sous Mac OSX), on prend souvent l’habitude d’exécuter des programmes à distance. On se branche via ssh sur une machine distante, et dans une "pas très esthétique" fenêtre noire ou blanche, on tape une commande.
Pour des questions pratique, on veut souvent arriver à démarrer ces programmes d’un seul clic (ou d’une seule commande). Par exemple, mon logiciel de courriel Thunderbird est installé sur mon ordinateur à la maison, au lieu d’installer thunderbird en double sur mon portable, j’exécute le thunderbird situé à la maison, et il s’affiche sur mon écran de portable.
Pour se faire, on se connecte :
ssh -C nomutilisateur@adresse.de.ma.machine
ensuite, on exécute l’application en écrivant la commande
thunderbird (par exemple)
Mais pour faire cela, on doit partir un terminal. Je vous répète, le but est de le faire d’un seul clic.
Pour que ça fonctionne vraiment d’un seul clic, vous devrez utiliser le système de clé publique/clé privée (voir SSH, clé publique, clé privée, ...) ; car sinon, l’ordinateur à l’autre bout va vous demander un mot de passe pour vous connecter et vous le saurez jamais.
On va passer la suite de ces commandes d’un seul coup, et mettre cette commande associée à un icône. Petite astuce avant : si on mets juste les deux commandes les unes après les autres, certains programmes comme thunderbird n’hériteront pas des variables d’environnement de votre session distante. Sans entrer dans les détails techniques, ça peut faire que la langue ne soit pas la bonne, ou que l’utilisation de GnuPG dans mon cas ne fonctionne pas.
On se crée donc un bouton ou un icône sur son bureau, et à la commande, on écrit :
ssh -C nomutilisateur@adresse.de.ma.machine bash --login thunderbird
où vous pouvez changer "thunderbird" pour le nom de votre programme.
Évidemment, je vous conseille d’essayer cette commande dans un terminal AVANT de faire l’icône, sinon si ça ne fonctionne pas, vous n’aurez aucune idée de ce qui s’est passé !


